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UGent/Energyville.Uantwerpen justifient la sortie du nucléaire via une étude - Enbro

Dans son nouveau blog, Guido Camps critique les études d’Ugent et d’Energyville. Lisez la suite pour découvrir ses conclusions.


Une analyse de l’étude de l’UGent conduit aux deux remarques importantes suivantes :



a) L’étude ne parle nulle part de l’évolution du prix des contrats OTC en cas de sortie du nucléaire. Ils représentent pourtant une part très importante du volume négocié. Une étude de la BNB du 26 avril 2011, page 15/51, confirmait la réception d’un fichier Excel de la CREG qui mentionnait les clients ayant une consommation totale de 28,8 TWh dont le prix moyen était inférieur de 22,7 % aux prix forward courants. Ceci souligne l’importance du montant des réductions accordées ainsi que de l’envergure des réductions.

Selon l’exploitant nucléaire, ces réductions étaient uniquement possibles grâce à l’énergie nucléaire moins chère. Ces réductions disparaîtront donc à la sortie du nucléaire et les entreprises verront le coût de leur électricité augmenter de manière drastique, entraînant une poussée de la greenflation (appauvrissement collectif).

b) L’étude analyse l’évolution du prix en cas de sortie du nucléaire dans un marché day ahead et place ce marché dans un cadre situé en Europe du Centre-Ouest, et elle part donc du principe que ce marché offre un prix unique pour toute la zone.

C’est généralement le cas, mais pas toujours, loin de là. Cette convergence des prix n’est certainement pas garantie et elle est inexistante en cas de congestion sur les interconnexions.

L’étude de l’UGent passe outre ce fait et ne traite pas des périodes de divergence des prix.


Une analyse de l’étude d’Energyville et surtout, de sa mise à jour en 2020, conduit aux remarques suivantes :



a) L’étude est purement et simplement biaisée parce qu’elle avance des hypothèses avantageuses pour un (trop) faible coût de l’exploitation du gaz et des énergies renouvelables. La mise à jour mentionne :

– « Existing support mechanisms (subsides, green certificates, Capacity Remuneration Mechanism,…) are not taken into account » : le fait de ne pas tenir compte des subsides existants, qui devront encore être payés bien après la sortie du nucléaire, ne permet pas une comparaison correcte avec les coûts de l’énergie nucléaire. Pour éviter tout malentendu, les subsides actuels s’élèvent annuellement à : 0,7 mia€ (off shore) + 1,1 (on shore + panneaux solaires) + 25mia€ CRM pendant 16 ans.

– Pour le prix du gaz, seuls 6,1 €/Gj, soit environ 22 €/MWh, sont pris en compte : ces prix étaient en vigueur au moment de l’étude mais sont à présent totalement out of range et ne sont pas directement réalisables.

– Un prix CO2/tonne de 40 € en 2025 est également pris en compte, ce qui ne représente que la moitié du prix actuel.

Avec de telles hypothèses, il est naturellement évident de conclure que la sortie du nucléaire n’est pas beaucoup plus chère.

b) cette étude mentionne une importation de seulement 10 %, ce qui constitue un écart important par rapport aux besoins d’importation estimés par Elia.


Étude de l’UAntwerpen



Quelle que soit la critique concernant cette étude, elle met très justement le doigt sur l’augmentation des coûts systémiques qui, selon cette étude, s’accroîtraient de (seulement) 30 %. Une production décentralisée avec des milliers d’éoliennes et des millions de panneaux solaires nécessite beaucoup plus de conduites, câbles, transformateurs…

Notons qu’une étude du Bureau fédéral du Plan prévoit même une augmentation de 80mia€ des coûts systémiques jusqu’en 2040 (« Fuel for the Future »).