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Monthly Marketview Octobre 2021 - Enbro

ÉVALUATION MENSUELLE DE L’ÉVOLUTION DES PRIX

Évolution des prix de l’électricité et du gaz naturel

Ce mois-ci, nous nous attarderons un peu plus sur les périodes de turbulences que les prix de l’énergie ont connues ces dernières semaines et les sommets qu’ils ont atteints. 

En octobre, nous avons constaté des prix sans précédent tant sur le marché de l’électricité que du gaz. 

Début octobre, nous semblons avoir atteint le plafond et les prix redescendent légèrement maintenant. Il est vrai que les prix actuels ne sont pas justifiés par une évolution rationnelle du marché. Tant en ce qui concerne le gaz que l’électricité, l’offre actuelle en Europe occidentale est suffisante pour couvrir la demande. Sur le marché du gaz, les négociants tablent aujourd’hui sur un scénario du pire, avec un hiver extrêmement froid, moins d’offre en provenance de Russie et de Norvège et pas d’approvisionnement en GNL. S’ajoute à cela que les réserves de gaz en Europe sont légèrement inférieures à la normale actuellement, à savoir 77 %, par rapport au minimum nécessaire de 82 % pour un hiver rigoureux et à la moyenne de longue durée de 85 %. Le problème se situe surtout en Allemagne, où les réserves de gaz sont beaucoup plus basses, à environ 70 %, principalement parce que les réserves de Gazprom, le producteur russe de gaz, n’ont pas été réapprovisionnées. En Belgique, nous dépassons les réserves légales et aucun problème n’est prévu. La faiblesse des stocks génère une tension supplémentaire si l’on table sur un hiver froid. 

Ces derniers mois, la production d’énergie éolienne a aussi été beaucoup plus faible que la normale en Europe, ce qui a entraîné une demande accrue d’électricité issue de la production de gaz. Le mois d’octobre a commencé avec plus de vent, mais on n’en voit pas l’effet sur les prix du gaz, ce qui devrait normalement être le cas. Les prix élevés du gaz entraînent une hausse des prix de l’électricité. Ce qui est absurde, c’est que les prix élevés du gaz ont pour effet qu’il est à nouveau moins cher de produire de l’électricité avec des centrales au charbon dans certains pays. De ce fait, la demande de charbon augmente et la demande de quotas d’émission de CO2 s’accroît, ce qui pousse leur prix à la hausse. On voit aussi clairement dans les prix trimestriels que les problèmes sont surtout attendus pour cet hiver. Après le T1 22, les prix trimestriels vont diminuer de moitié, tant pour le gaz que pour l’électricité, par rapport aux T4 21 & T1 22. Cela signifie donc qu’aujourd’hui, on constate surtout un problème pour l’hiver 21.

 En raison des prix élevés, on observe déjà aujourd’hui que les entreprises vont adapter leur consommation et consommer moins d’énergie, ce qui entraînera une baisse plus générale de la demande. Par exemple, dans l’horticulture en serres aux Pays-Bas et en Belgique, certains agriculteurs annoncent déjà qu’ils cultiveront moins pour consommer moins d’énergie. Les producteurs d’ammoniac ont déjà décidé de réduire leur production, dont BASF à Anvers. De même, Nyrstar par exemple, l’un des plus grands consommateurs d’énergie de Belgique, a déjà réduit sa production afin de réduire sa facture énergétique. 

À plus long terme, l’offre de gaz augmentera certainement grâce à la liaison Nordstream 2 et, sur la base du dossier d’investissement, on prévoit que la production de GNL va presque doubler dans les 5 prochaines années. Nous constatons également que de nombreux navires GNL arriveront en Europe dans les prochaines semaines. Poutine a promis d’envoyer plus de gaz, notamment en Allemagne, dès la deuxième semaine de novembre, de telle sorte que Gazprom pourra alimenter ses réserves localement. 

À terme, ces prix ne sont pas tenables et cette bulle va un jour éclater. Cela se produira probablement si l’on constate effectivement que la Russie commence à envoyer du gaz en Allemagne ou que l’approvisionnement en GNL augmente considérablement. Si l’hiver est quand même plus doux que prévu et que la demande est donc moindre, les prix baisseront automatiquement. 

Conclusion dans le pire des cas, si l’hiver est froid et qu’il n’y a pas d’approvisionnement supplémentaire, les prix resteront élevés jusqu’à certainement la fin du T1 22. Dans tous les autres cas, les prix doivent descendre dans les prochains mois.

elektriciteit

Poussés par les prix élevés à court terme du gaz, les prix de l’électricité ont atteint des sommets sans précédent en octobre. L’annonce de Poutine fin octobre qu’il allait envoyer plus de gaz, surtout en Allemagne, a quelque peu refroidi le marché et les prix sont tombés sous les prix finaux de septembre. Le Call 22 a fini à 104,38 €/MWh, soit 20 % de moins que le 30 septembre. Mais au début du mois d’octobre, nous avons flirté avec la limite des 160 €/MWh. Une première correction jusqu’au niveau de fin septembre s’est ensuite produite, après quoi les prix ont fortement baissé fin octobre.  Le call 23 est à 76,16 €/MWh, soit une diminution de 6 % et le call 24 atteint 64,30 €/MWh, soit 9 % de moins. Ce que nous constatons dès lors, c’est que le call 23 ne baisse pas aussi vite que le reste, ce qui signifie que l’on s’attend tout de même à une hausse des prix du gaz pendant une longue période. Pour la première fois depuis des semaines, les prix trimestriels montrent une tendance normale, où l’été 2022 sera moins cher que l’hiver 2022-2023. Jusqu’il y a peu, les prix pour l’été 2022 étaient sensiblement plus élevés, ce qui est absurde.

 Les prix variables sont naturellement encore plus influencés par le prix variable à court terme élevé et la moyenne du mois d’octobre a atteint un record sans précédent de 165,24 €/MWh. C’est un quadruplement par rapport à l’an dernier et 21 % plus cher qu’en septembre. Ce qui était surtout frappant durant la première partie du mois d’octobre, c’est que l’on a eu des jours de production excédentaire en Belgique, mais que cela n’a pratiquement pas influencé les prix, qui sont restés à des niveaux élevés sans précédent. Durant la deuxième partie du mois d’octobre, on a recommencé à constater un fonctionnement plus normal, alors que les journées de vent violent ont tout de même entraîné une baisse des prix variables. 

Les quotas d’émission de CO2 ont diminué de 5 % par rapport à fin septembre et s’élèvent à 58,70 €/tonne. Ces dernières semaines, ils semblent osciller autour de 60 €/tonne.

 

ÉLECTRICITÉ PRIX FIXE

La semaine prochaine, les prix fixes continueront d’être influencés principalement par les prix à court terme du gaz et ils continueront à suivre les fluctuations de ceux-ci. À la moindre mauvaise nouvelle, les marchés réagissent avec des hausses de prix. Ce n’est que si la Russie commence effectivement à envoyer plus de gaz en Europe pour longtemps que nous pouvons espérer une correction. 

Pour l’avenir, nous allons vraisemblablement connaître une évolution plus en dents de scie, sous l’influence des prix du gaz. Quoi qu’il en soit, nous ne descendrons plus aux niveaux planchers que nous avons connus l’année dernière avec le confinement. On s’attend à ce que les quotas d’émission de CO2 continuent d’augmenter dans les années à venir et on prévoit des prix moyens de 70 €/MWh en 2022. Si les prix du gaz se normalisent, ces quotas d’émission plus élevés feront évoluer les prix de l’électricité autour de 60 €/MWh à plus long terme.

ÉLECTRICITÉ PRIX VARIABLE

Ici aussi, c’est le prix variable du gaz qui déterminera l’évolution. Certes, les prix redescendent considérablement lorsque le vent souffle, ce qui fait baisser le prix moyen. Vu l’imprévisibilité du vent et des prix du gaz, il est difficile de dire ce qu’il en sera ces prochains mois. En l’absence de correction du prix du gaz, les prix resteront certainement élevés jusqu’au printemps 2023.

gas

Jusqu’à la première semaine d’octobre, le marché du gaz a réagi de manière totalement irrationnelle et les prix flambaient à la moindre mauvaise nouvelle. On ne tenait pas compte des nouvelles positives, telles qu’une augmentation du vent qui réduit les besoins en gaz pour la production d’électricité. Il en résulte que, pour le prix fixe, nous avons atteint un niveau record durant cette période de 65,79 €/MWh pour le call 22 et, pour le prix variable, 120,18 €/MWh autour de cette période. Ensuite, le rallye vers le haut s’est tout de même un peu calmé et, après l’annonce de la Russie qu’elle allait envoyer plus de gaz en Europe, une première correction est intervenue. De ce fait, le prix fixe du call 22 a fléchi d’un peu moins de 21 % à 45,49 €/MWh par rapport à fin septembre. Le call 23 s’est clôturé à 30,87 €/MWh, soit 3 % de moins. Le call 24 s’établit à 23,85 €/MWh, ce qui représente un recul de 1,8 %. Cette tendance indique que l’on s’attend à ce que les prix du gaz restent élevés pour longtemps car on ne reçoit pas la même correction sur le plus long terme que pour le call 22. Si nous examinons le mois de septembre, quand le call 22 se situait également autour de 45 €/MWh, nous constatons que les calls 23 & 24 étaient inférieurs de 2 €. 

Le prix variable moyen a fini à 89,52 €/MWh en octobre. C’est 6,5 fois par rapport à octobre de l’année dernière. La différence entre le prix maximum de 120,18 €/MWh le 6 octobre et le minimum de 64,5 €/MWh le 29 octobre est énorme.

 

GAZ NATUREL PRIX FIXE

Les prix fixes du gaz continuent d’être influencés par l’évolution des prix sur le marché à court terme. Étant donné que celle-ci est difficile à prévoir actuellement, les prix fixes suivent les fluctuations extrêmes à court terme. 

Pour les prochaines semaines, les prix dépendront de la Russie et du respect de sa promesse d’envoyer plus de gaz, notamment en Allemagne. Si l’on considère les stocks en Allemagne, c’est surtout Gazprom qui accuse un retard dans la mise à niveau de ses réserves. Elle devrait commencer à le faire à partir du 8 novembre, ce qui pourrait entraîner une correction. Celle-ci sera peut-être de courte durée s’ils ne poursuivent pas les efforts. À court terme, il devient donc difficile de prévoir l’évolution correcte.

Après le printemps 22, on s’attend à ce que les prix diminuent de moitié et, dès lors, à une amélioration. Il est frappant de constater que l’été 2022 est encore plus cher que l’hiver 2022-2023, ce qui signifie que nous ne sommes pas encore dans un marché normal. 

À plus long terme, on reviendra à des prix autour de 20 €/MWh, mais ce ne sera probablement pas le cas rapidement pour le call 23. À l’avenir, il faudra tenir compte de l’imprévisibilité des prix du gaz, en raison du jeu de l’offre et de la demande. On va avoir des périodes où les prix avoisinent les 20 €/MWh, mais aussi des périodes de prix élevés si l’hiver est froid et l’offre limitée.

GAZ NATUREL PRIX VARIABLE

Les prix variables du gaz resteront élevés tant que l’on n’aura pas de certitude sur l’approvisionnement et le déroulement de l’hiver. Même si les Russes nous envoient plus de gaz, on aura quand même des prix élevés si les températures sont froides. Ce n’est qu’à partir du printemps, lorsque la situation sera quelque peu clarifiée, que nous nous attendons à une baisse substantielle des prix variables et à un retour probable à des niveaux plus normaux. D’ici là, cela restera une montagne russe, avec une flambée des prix à la moindre mauvaise nouvelle.

Henk Van Acker
Senior Key Account Manager

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