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Monthly Marketview Juin 2021 - Enbro

ÉVALUATION MENSUELLE DE L’ÉVOLUTION DES PRIX

Évolution des prix de l’électricité et du gaz naturel

elektriciteit

Les prix de l’énergie continuent d’augmenter et nous observons des niveaux de prix qui rappellent le 2e semestre 2018, où les prix étaient très élevés en Belgique en raison des problèmes liés aux centrales nucléaires. Aujourd’hui, il n’y a toutefois pas de problème d’approvisionnement en Belgique et les prix sont poussés à la hausse par des quotas d’émissions de CO2 plus élevés, des prix du carburant très élevés, dont le gaz, et des travaux d’entretien dans différents pays, ce qui limite la disponibilité.

 Les quotas d’émission de CO2 ont atteint 56,26 €/tonne en juin, soit le niveau le plus élevé en 6 semaines et une hausse de 9 % par rapport à fin mai. Ces derniers jours, les prix ont grimpé en raison de prix élevés du gaz et de rumeurs qui circulent sur la future politique concernant les quotas d’émission de CO2.

 Le prix fixe du Call 22 a de ce fait augmenté de plus de 15 %. Il a terminé à 69,67 €/MWh, soit une hausse de plus de 9 €/MWh. Des prix que l’on n’a plus vus depuis l’automne 2018, quand il y avait des problèmes avec les centrales nucléaires. Comme l’approvisionnement est bon en Belgique, les prix sont nettement inférieurs à ceux de nos voisins. Le Call 22 s’élève à 73,65 €/MWh en France et à 72,20 €/MWh en Allemagne. À plus long terme, les hausses de prix seront moins importantes car on pense que les prix du gaz seront plus bas d’ici là et qu’il n’y aura plus de problèmes avec les centrales nucléaires françaises. Le Call 23 affiche une hausse de 8 % à 60,65 €/MWh et le Call 24 une hausse de 6 % à 57,14 €/MWh. On s’attend surtout à des prix élevés jusqu’au printemps prochain. Le prix trimestriel pour le T3 21 est de près de 82 €/MWh et il avoisine les 90 €/MWh pour le T4 21 et le T1 22.

 En raison des quotas d’émission de CO2 élevés, des problèmes de disponibilité des centrales nucléaires en France et des prix élevés du gaz, le prix variable pour le mois de juin a fini en moyenne à 74,44 €/MWh. Ce prix est trois fois plus élevé qu’en juin dernier et à son niveau le plus haut depuis novembre 2018, lorsque plus de la moitié des centrales nucléaires belges étaient à l’arrêt.

 

ÉLECTRICITÉ PRIX FIXE

Les prix ne baisseront pas fortement à court terme. Le prix du gaz restera élevé dans les prochaines semaines et dépendra largement des décisions concernant les quotas d’émission de CO2 que la Commission européenne devrait annoncer normalement le 14/7. En raison des fortes spéculations, les traders tiennent déjà compte de normes plus strictes et poussent déjà les prix à la hausse. Ce n’est que si la commission impose des mesures qui ne sont pas attendues que le prix pourrait baisser et apporter un peu de soulagement aux prix élevés de l’énergie. À court terme avant l’annonce de l’Europe, les prix vont donc certainement encore augmenter. Les grandes entreprises qui ont besoin de beaucoup de quotas d’émission de CO2 s’attendent à des prix encore plus élevés. Cela se reflète dans les options fixées pour la fin de l’année où elles se sont couvertes à des prix compris entre 75 et 100 €/tonne.

En raison de la pénurie sur le marché, les prix du gaz et du charbon resteront élevés au cours des prochaines semaines et si les prix du gaz continuent à augmenter, cela aura également un effet à la hausse sur l’électricité.

ÉLECTRICITÉ PRIX VARIABLE

La demande d’électricité reste relativement élevée. De même, la hausse des prix du carburant entraîne des prix variables élevés mais une volatilité énorme. S’il y a beaucoup de vent et de soleil, les prix sont très bas, mais à d’autres moments, ils dépassent facilement un prix horaire de 70 €/MWh. Aux heures de pointe, on dépasse même les 100 €/MWh. Tant que le prix du gaz restera élevé, que les quotas d’émission de CO2 resteront à ce niveau élevé et que nous n’aurons pas de périodes venteuses prolongées, les prix variables resteront élevés. Cependant, une stratégie variable avec les prix du call élevés actuels est plus intéressante.

gas

Tout comme les prix de l’électricité, les prix du gaz ont augmenté de façon spectaculaire. Cela s’explique par une forte augmentation de la demande alors que l’offre laisse à désirer. Jusqu’en mai, la demande de gaz était beaucoup plus importante en raison des températures plus basses que les années précédentes et nous disposons donc de stocks très faibles. Les stocks de gaz sont actuellement au même niveau qu’en 2018 et on n’a pu commencer à injecter qu’en mai. En raison de l’offre faible et des prix élevés, on injecte moins que d’habitude. En outre, la demande de gaz pour la production d’électricité est forte en raison de l’indisponibilité, entre autres, des centrales nucléaires françaises et du passage des centrales à charbon aux centrales à gaz dû aux quotas d’émission de CO2 élevés. Les approvisionnements depuis la Norvège ont diminué en juin en raison de travaux de maintenance. L’approvisionnement en GNL dépend des niveaux des prix en Asie et en Amérique, où les prix sont plus élevés ; il y donc moins de GNL en Europe.

 Par conséquent, le call 22 a fini à 24,47 €/MWh, soit une hausse de 22 % par rapport à fin mai. Le spread à long terme est important, le Call 23 s’élève à 19,70 €/MWh, soit une hausse de 10 %, et le Call 24 s’élève à 17,51 €/MWh, en progression de seulement 3,4 %. La grande différence entre le Call 22 et le Call 24 s’explique par le fait que l’on s’attend à ce que l’offre soit plus conforme à la demande à plus long terme.

 Les prix variables en juin ont encore augmenté de 14 % par rapport au mois précédent pour finir à 28,62 €/MWh en moyenne. C’est presque 6 fois plus cher que l’an dernier où les stocks étaient déjà bien pourvus et l’offre de gaz très élevée.

GAZ NATUREL PRIX FIXE

En raison des problèmes d’offre, les prix fixes ont fortement augmenté et resteront élevés au cours des prochaines semaines. Si les réserves sont quelque peu reconstituées et que la disponibilité en provenance de Norvège et de Russie est bonne, les prix fixes pourraient baisser légèrement. En raison des faibles stocks et des problèmes d’offre, les prix devraient rester élevés jusqu’au printemps de l’année prochaine. Cela se reflète clairement dans les prix trimestriels qui jusque là se situeront autour de 34 €/MWh.

GAZ NATUREL PRIX VARIABLE

La maintenance devrait être terminée en juillet en Norvège, mais d’importants travaux de maintenance commencent en Russie. Les Russes n’ont pas commandé de capacité supplémentaire en Ukraine pour juillet, ce qui signifie que l’offre en juillet sera inférieure à la normale. L’effet de la nouvelle liaison Nord stream II entre la Russie et l’Allemagne n’est attendu qu’à partir de 2022. Comme les stocks doivent quand même être reconstitués, une prime est déjà payée sur le GNL européen par rapport au prix Day-Ahead, et ce parce que les prix sont élevés en Asie mais que l’on veut quand même s’approvisionner pour reconstituer les stocks.

 Par conséquent, les prix variables du gaz resteront élevés en juillet. Il est possible qu’ils baissent un peu en août si l’offre est meilleure.

Henk Van Acker
Senior Key Account Manager

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